jeudi 3 avril 2014

Là-haut sur la colline...........

 Il y a certaines excursions qui se méritent. C'est le cas de l'habitation La Grivelière à Vieux-Habitants (en Basse-Terre).
D'abord il faut effectuer un long trajet qui serpente dans la forêt via la route de la Traversée puis descendre le long de la côte via la route qui serpente encore plus que la précédente! Là on avait déjà deux malades dans la voiture. Après deux pauses "respiration de menthe poivrée" nous voilà prêts pour l'ascension jusqu'à La Grivelière (indiquée en blanc sur fond vert foncé au nord de Vieux-Habitants). En fait nous n'étions pas au bout de nos peines, eh oui jusque là c'était de la rigolade, on a eu droit aux montagnes russes avec virages en épingle, voiture à la verticale (j'exagère à peine!), rétrécissement de chaussée avec coups de klaxon tous les 50 m pour prévenir. Au final on a tous respiré le flacon de menthe poivrée à l'arrivée!


Si ce domaine est aussi reclus dans la montagne, c'est que c'est une ancienne habitation caféière, or le café ne pousse qu'à une certaine altitude. Au 19ème siècle, en plus du café, elle produisait du cacao et de la vanille. Aujourd'hui elle est classée monument historique et gérée par une association qui continue à produire café, chocolat, vanille et bananes pour alimenter uniquement la boutique du domaine.

Les cerises qui contiennent les grains de café (2 par cerise), on les récolte à la main quand elles sont bien rouges
Une fois débarassés de leur pulpe, les grains sont mis à macérer puis à sécher au soleil sur de grandes clayettes horizontales :

Les clayettes peuvent glisser le long de rails pour être mise à l'abri sous la case en cas de pluie
Les grains de café avec leur peau
Ensuite il faut enlever la peau à l'aide d'un mortier, d'un pilon et d'huile de coude!
Puis déverser l'ensemble dans des calebasses et souffler dessus pour éparpiller les peaux et ne garder que les grains. Nous avons alors du café vert qui sera ensuite torréfié avant d'être emballé.


Autre découverte : la confection du chocolat.
Il existe trois sortes de cacaoyers en Guadeloupe :

Celui à cabosse rouge : le meilleur et le plus rare car fragile
Celui à cabosse orange : le plus courant pour faire du chocolat en pâtisserie.

Celui à cabosse jaune : pour le Nesquik!
L'intérieur de la cabosse avec la pulpe autour des fèves de cacao

Ensuite il y a 4 étapes :
1 - On enlève la pulpe.
2 - On torréfie les fèves.
3 - On enlève la peau à la main car c'est très fragile.
4 - On passe à la moulinette pour faire la pâte de cacao.
Sur l'image ci-dessous c'est dans cet ordre :
4  -  1
3  -  2


Papy a donné de sa personne pour mouliner le cacao devant Gabriel très impatient de gouter le résultat (très amer et parfumé)

Nous avons également appris que les christophines poussent en tiges rampantes au sol ou le long des arbres :


Que le vanillier pousse comme une liane sur les arbres :


Qu'il existe un fruit du nom de jaque, issu du jaquier et qui peut peser de 1 à 25 kg. C'est le fruit oublié de la Guadeloupe, aux saveurs d'ananas et de banane, il est très dur à trouver sur les marchés car il est malodorant. Voilà une mission pour nous!


Et enfin que les balisiers sont toujours aussi beaux!


Pour le retour nous n'avons pas pris le même chemin! Nous avons achevé notre tour de la Basse - Terre en contournant la Soufrière par le Sud et avons eu droit à un magnifique panorama sur les Saintes, Marie-Galante et la Désirade.

1 commentaire:

  1. Et aussi que le café vert est source de jeunesse et de vitalité .J'ai commencé ma cure aujourd'hui ,affaire à suivre! Magnifique tes photos Emmanuelle.

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